

« On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izarra rencontra le lieutenant Taïbo. » Car c’est lui, Gustavo Izzara, qui, revenant de vacances un soir d’octobre 1997, appelle la police pour qu’elle vienne constater que sa somptueuse villa de Villanueva avait été cambriolée. Un vol pour le moins étrange puisqu’aucun objet n’a été dérobé et que les intrus, apparemment familiers des lieux, se sont contentés d’habiter la maison en l’absence du couple. Vida Izzara va peu à peu sortir de son silence et dévoiler au lieutenant Taïbo la vérité : Paloma, sa fille unique de 18 ans, s’est évaporée du jour au lendemain avec Adolfo, un mystérieux (dangereux?) jardinier, et elle la soupçonne d’être revenue – par effronterie, insolence, nostalgie ?- hanter la demeure familiale.Les vies d’oiseaux, ce sont celles que mènent ces quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse. Chacun à sa manière, par la grâce d’un nouvel amour, est conduit à se défaire de ses anciens liens – conjugaux, familiaux, sociaux – pour éprouver sa liberté d’exister. Sans plus se soucier d’où il vient ni de là où la vie le mène.
Avec Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé continue à explorer les rapports qui lient les hommes et les femmes.
Véronique Ovaldé - Ecrivain française
Née à Perreux-sur-Marne en 1972
Après le bac, direction l'école Estienne où Véronique Ovaldé passe un BTS édition, une façon comme une autre d'entrer dans le milieu littéraire pour celle qui n'a pas eu la chance de naître au sein de ce cercle très fermé. Elle se lance ensuite dans des études de lettres par correspondance alors qu'elle travaille comme chef de fabrication et publie en 2000 un premier roman, 'Le Sommeil des poissons' (Seuil). En 2002, paraît 'Toutes choses scintillant' (L' Ampoule), une deuxième oeuvre remarquée. L'année suivante, elle signe chez Actes Sud 'Les hommes en général me plaisent beaucoup'. Suivent 'Déloger l'animal', l'un des romans incontournables de la rentrée littéraire 2005, et 'La très petite Zébuline', un livre jeunesse avec l'illustratrice Joëlle Jolivet, en 2006, toujours chez Actes Sud.
Dans son roman à la fois sombre et merveilleux 'Et mon coeur transparent' (Éditions de l'Olivier, 2007), Véronique Ovaldé réussit une nouvelle fois à créer un univers singulier et reçoit le Prix France Culture/Télérama. En 2009, nouveau succès au sein de la même maison d'édition : 'Ce que je sais de Vera Candida' reçoit le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le Grand prix des lectrices de Elle. (EVENE)