Pour Richard Collasse, «La crise mondiale induit un changement de comportement des consommateurs. Si les Japonais font toujours partie des riches de la planète, avec 4000 milliards de dollars d'épargne, le chômage touche aujourd'hui les super-cadres ; du coup, ils redécouvrent une certaine frugalité». Sale temps pour les industries du luxe, mais belle opportunité pour la réflexion et l'imaginaire.
«J'ai essayé de me transformer en Japonais. De réagir en Japonais à une situation», dit-il encore. Ce qui n'est sans doute pas trop difficile pour cet homme immergé depuis plusieurs décennies dans la société et la culture du Pays du Soleil Levant. Et qui a transposé dans son livre la réalité qui l'entoure.
Déjà l'écrivain, qui est en train de traduire lui-même son livre pour le public japonais, pense à son troisième roman,
Histoire d'un amour fou entre une Lolita de Tokyo et un cadre supérieur soudainement privé d'emploi. Une passion qui finira mal, désespoir, malentendu, suicide... À travers trois vies, trois personnages éloignés en apparence, que le destin se charge de manipuler grâce à des "incidents" invisibles, une tragédie se joue sous nos yeux impuisants de lecteurs étrangers,
Richard Collasse est né en 1953. Il vit et travaille au Japon pour Chanel depuis plus de trente ans. Il est l’auteur d’un premier roman, La Trace (Seuil, 2007), qui a fait sensation dans l'archipel nippon avant d'être traduit en français.